Au-delà du Style moderne de nos Imper et de nos Parkas, nous accordons une place essentielle à nos matières. C'est là que ce joue la protection de l'environnement.

Le coton Bio : certifié par le label GOTS (Global Organic Textile Standard)

Le coton biologique est cultivé dans plus de vingt pays, principalement la Turquie, l’Inde, la Chine et les Etats-Unis. Les arguments avancés par les producteurs pour promouvoir le coton Bio sont de trois types : respect de l’environnements lors de la culture du coton, moindre sensibilité allergène pour ceux qui portent des vêtements en coton bio. Et des méthodes commerciales équitables.

A contrario, il faut aussi noter que la culture de coton conventionnel consomme énormément de pesticides et d’engrais (25% des pesticides et 8% des engrais utilisés dans le monde selon le Guide de l’exportateur de coton publié par l’OMC en 2007).

Les rendements des graines de coton biologique sont inférieurs aux rendements du coton conventionnel. C’est pourquoi il est vendu plus cher. C’est aussi la raison pour laquelle la production de coton biologiques est encore très peu répandue. Car sa culture est moins rentable.

« Les agriculteurs qui souhaitent se convertir à l’agriculture biologique doivent passer par une période de conversion de un à trois ans selon leurs antécédents culturaux. La période de conversion permet au sol et à l’environnement de se remettre des cultures précédentes tout en utilisant les méthodes de production biologique. Le produit fabriqué pendant la période de conversion ne peut être vendu en tant que “biologique” et n’est généralement pas vendu plus cher sur le marché. Les risques et les coûts associés à la conversion constituent un obstacle de taille à l’adoption de l’agriculture biologique. La production biologique nécessite généralement davantage de main d’oeuvre et les rendements peuvent être inférieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle » (Guide de l’exportateur de coton, OMC 2007).

Le coton biologique est donc relativement rare. Sa production a commencé aux Etats-Unis et en Turquie au début des années 90. Aujourd’hui la Turquie et l’Inde sont de loin les deux plus gros producteurs mondiaux.

Le Tencel

Le Lyocell est une fibre fabriquée à partir du bois, plus précisément à partir de fibres d'eucalyptus, issus de forêts gérées durablement. C’est un tissu biodégradable. Les fibres Lyocell sont produites par Lenzing AG en Autriche et vendues sous la marque Tencel.La fibre Tencel a une surface lisse et très douce au toucher. Elle a des propriétés similaires à la laine car elle tient très chaud. Mais elle rafraichit aussi, comme le lin. Elle évacue environ 50% d'humidité de plus que le coton, ce qui est agréable lorsque l’on transpire. Elle est aussi indiquée pour les personnes souffrant d’allergie.Les tissus en Tencel sont très résistants. Ils peuvent être lavés en machine jusqu'à 60°C et séchés au sèche-linge (vérifiez néanmoins toujours les recommandations indiquées sur les étiquettes de vos vêtements. On ne sait jamais !).

Le Polyester recyclé

Produit, comme son nom l’indique, à partir de bouteilles de plastique ou de matières plastiques, sa production consomme moins d’énergie que lorsque l’on fabrique du polyester standard. Et cela permet de récupérer, puis d’éliminer, des bouteilles usées. C’est une façon intelligente de contribuer à la propreté de notre planète. Et de ne pas consommer de nouvelles ressources. Nous travaillons avec le fabriquant REPREVE, qui présente de nombreux films sur Youtube quant à son process de fabrication ( en anglais).

La laine Eco et non Mulesée

La laine nous parait tous être une matière naturelle. Qu'es-ce que la laine ECO? Et ce mot de "non Muselée", qui signifie sans cruauté sur les animaux.

Il y a en fait deux sujets: de façon générale, des règles pour bénéficier du label Laine ECO ( label européen EU 2092/ 2091). Et de façon particulière, une pratique vraiment horrible que la majorité des éleveurs appliquent sur leur cheptel: en anglais, le mulesing. Mot non traduit, du nom de John WH Mules, qui mit au point cette technique en Australie dans les années 30 pour éviter aux moutons d'être contaminés par un parasite transmis par les mouches.

Quelles sont les règles pour bénéficier du label Laine ECO? Les règles européennes sont les plus strictes du monde. Le ratio Nombre d'animaux sur la Surface disponible pour leur élevage doit être bas. Les produits chimiques doivent être évités dans l'élevage ( pesticides, antibiotiques, arrosages...). Le lavage de la laine après la tonte se fait uniquement à l'eau chaude et sans détergents. Et les moutons ne doivent pas avoir subi ce fameux "Mulesing".

Qu'est-ce que le Mulesing? Cela consiste à couper avec des cisailles une partie de la peau située autour de l'anus du mouton, ainsi qu'un morceau de sa queue. Ceci pour éviter la nidation de mouches porteuses d'un parasite ( la myiase). Sans rentrer dans le détail, c'est évidemment très douloureux pour les moutons. Allez sur YouTube si le coeur vous en dit: c'est barbare. La Nouvelle Zélande a émis le projet d'interdire complètement cette pratique et d'appliquer des amendes en cas de non respect de cette interdiction. A notre connaissance, la loi n'est pas encore passée et les agriculteur qui abandonnent cette pratique le font donc sur une base de volontariat.La laine ECO est 100% "non-Mulesed". On en trouve très peu en France. Chez Rain.bo, nous avons trouvé des manteaux en laine 100% Eco et nous en sommes tellement contents.

Le PFC: pourquoi nos Imperméables sont traités sans PFC?

PFC signifie Perfluocarbure. C'est un gaz qui contient du Fluor. Et qui est réputé comme participant à l'effet de serre et au réchauffement climatique. Il est inscrit dans la mauvaise liste du Protocole de Kyoto. On sait aussi qu'il contamine l'eau et qu'on le retrouve désormais dans l'organisme humain. C'est un perturbateur endocrinien. On préfère donc s'en passer, puisque c'est ici possible.

Le label GOTS

Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) : c’est la référence mondiale en matière d’évaluation des fibres biologiques, selon des critères fiables et transparents.Le site présentant ce label indique que « L'objectif de ce référentiel est de définir des exigences reconnues mondialement, permettant de garantir le caractère biologique des textiles depuis la récolte des matières premières, en passant par la fabrication responsable d'un point de vue social et environnemental, jusqu'à l'étiquetage, afin de fournir une garantie fiable au consommateur final. ».Concrètement, cela signifie qu’au-delà des modes de culture, du coton par exemple, qui doivent respecter l’environnement, les produits utilisés pour le traitement des tissus ont été évalués et doivent respecter des exigences de non toxicité, de biodégradabilité/élimination. Et que l’utilisation de certains composants est totalement interdite. Les agents blanchissants par exemple, ne peuvent contenir de chlore. Depuis 2014, les emballages et les étiquettes doivent être recyclables. Toutes les étapes de transformation sont évaluées et prises en compte.En ce qui concerne l’aspect social, le texte du label précise que « Tous les transformateurs et fabricants de l'industrie textile doivent respecter des critères sociaux fixés par les normes fondamentales de l'Organisation Internationale du Travail (OIT). Ils doivent mettre en place une politique de responsabilité sociale avec des éléments définis pour atteindre les exigences de minima sociaux ». C’est clair.Enfin, les contrôles sont réalisés par des organismes indépendants de la filière textile.

Le label Fair Wear

Fair Wear est un label international en faveur de bonnes conditions de travail dans le secteur du textile. Le label n'a pas le pouvoir de contraindre une entreprise, mais cette fondation collabore avec le secteur en vue d'améliorer les conditions de travail.Le label est géré par la Fair Wear Fondation, qui effectue tous les contrôles. Fair Wear Foundation est une organisation à but non lucratif indépendante qui collabore avec des entreprises en vue d'améliorer les conditions de travail des travailleurs dans l'industrie du textile.www.fairwear.org